Le Problème que Dieu Rencontre avec les Prédicateurs – Partie Quinze
Tout ce dont Dieu tire profit n’est pas forcément Sa volonté
En 2019, alors que j’étais étudiant à l’université, je consacrais près des trois quarts de mon temps libre, en dehors des cours, au service de Dieu. Je passais ce temps dans la prière personnelle, la prière en groupe, la lecture de la Bible et même à essayer de lire divers livres spirituels.
Cette même année, j’ai trouvé une opportunité de gagner de l’argent d’une manière compatible avec mes études et mon service pour Dieu. Comme un éclair, mon cœur s’est enflammé par le désir de commencer à gagner de l’argent, surtout que je me disais que Dieu ne s’y opposerait pas puisque qu’une partie de cet argent allait servir à soutenir Son œuvre de manière plus large.
Cependant, ce que je pensais n’était pas ce que Dieu avait en tête. Un jour, pendant la prière, j’ai ressenti une forte conviction intérieure me disant : « Ne prends pas cet emploi. » J’ai rejeté cette pensée, croyant qu’elle ne venait pas de Dieu, car j’avais une justification apparemment logique : « L’argent que je gagnerai servira aussi à l’œuvre de Dieu. » Pourtant, ma conscience me répétait : « Tout ce qui profite à Dieu n’est pas forcément Sa volonté. » Malgré cet avertissement, j’ai endurci mon cœur et poursuivi mes plans.
Alors, qu’est-il arrivé ?
Cette nuit-là, pendant mon sommeil, j’ai fait un rêve. Dans ce rêve, je tenais une Bible à la main, comme si je venais de terminer un moment de prière. Je suis arrivé à un endroit rempli d’eau courante, et dans cette eau se trouvaient de nombreuses pièces de monnaie. J’ai commencé à les ramasser, mais j’ai vite réalisé que je ne les ramassais pas aussi bien que je l’avais espéré. Toujours dans le rêve, j’ai posé la Bible par terre et je suis allé chercher une pioche pour extraire les pièces plus efficacement. Pendant que je creusais, j’ai entendu une voix me dire : « Mets-tu de côté les Saintes Écritures par cupidité ? »
Que le lecteur soit averti : entendre cette voix ne signifiait pas que gagner de l’argent est mauvais ou péché en soi. Dieu voit l’appel qu’Il a placé en chacun, et à cette période de ma vie, Il voyait que ce n’était pas le bon moment pour moi de travailler pour de l’argent. C’était plutôt un temps pour étudier, servir et enseigner Sa Parole. J’avais tout ce dont j’avais besoin pour vivre. Ce rêve confirmait ce que l’on m’avait déjà dit : « Tout ce qui profite à Dieu n’est pas Sa volonté. »
Appuyons-nous sur la Bible:
Lorsque Dieu déclara qu’Il allait punir les Amalécites (1 Samuel 15:2-3), Il ordonna à Saül de détruire tous les hommes, les femmes, les enfants et le bétail (1 Samuel 15:8-9). Mais après avoir attaqué les Amalécites, Saül épargna les meilleures brebis et les meilleurs bœufs, pensant les offrir à Dieu en sacrifice (1 Samuel 15:15).
Bien que Saül croyait que garder ces animaux profiterait à Dieu, puisqu’ils allaient Lui être sacrifiés, Dieu ne fut pas satisfait (1 Samuel 15:22-23). Ce qui semble bénéfique à Dieu n’est pas toujours Sa volonté ni ce qui Lui plaît.
Conclusion et Leçon :
De nos jours, les gens sont tellement obsédés par l’argent que même donner une direction vers la maison d’un pasteur peut être facturé. Satan a piégé certains pasteurs dans ce piège. Beaucoup sont préoccupés par la construction d’églises énormes et impressionnantes, presque comme la tour de Babel, et les richesses utilisées pour les construire proviennent souvent de manipulations et de tromperies envers les fidèles.
Certains ont apaisé leur conscience en se disant que l’essentiel est que l’œuvre de Dieu soit accomplie. Mais pour Dieu, il ne s’agit pas seulement de savoir si Son œuvre est réalisée, mais aussi comment et par quels moyens elle l’est. Si ce qui a été accompli dans le ministère n’a pas été obtenu selon Sa volonté, cela ne signifie pas que Dieu ne l’utilisera pas, mais cela ne bénira pas celui qui l’a fait hors de Sa volonté.
Prions :
« Seigneur, aide-nous à Te servir selon Ta volonté, et protège-nous de Te servir de manière à ce que nous semblions aimer Ton œuvre plus que nous ne T’aimons, Toi. Amen. »